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Mode responsable : 10 conseils pour une garde-robe éthique

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Aujourd’hui, je vous partage mes 10 habitudes pour construire un dressing durable et consommer une mode plus éthique et écoresponsable.

Dans un précédent article, j’évoquais les dangers de la fast fashion et les raisons pour lesquelles je n’achetais plus chez H&M, Zara, Mango et compagnie. Une fois qu’on a ouvert les yeux sur les problèmes de l’industrie de la mode, c’est compliqué de continuer à faire son shopping comme si de rien n’était.

J’ai donc réfléchi à comment acheter des vêtements de façon responsable en faveur d’une consommation durable et d’une mode éthique. J’essaie de m’engager pour que chaque euro que je dépense puisse faire une différence positive. Acheter un vêtement est loin d’être un acte anodin pour les travailleurs qui les fabriquent, l’environnement, les animaux et même notre santé.

J’espère pouvoir vous apporter quelques pistes de réflexion !

1. Avant de remettre en question le “comment”, réfléchir au “pourquoi”

Pourquoi j’avais “besoin” d’acheter ces vêtements ? Pourquoi autant ? Quel manque ou quel désir je cherchais à combler en faisant cela ? Cette mise à plat introspective m’a permis de prendre conscience que faire du shopping était un pansement sur des problèmes que je refusais de régler.

Et, c’est exactement sur ça que joue la publicité ; elle nous abreuve de fausses promesses en nous faisant penser qu’il y a un problème avec nous et que consommer tel ou tel produit va nous aider à le résoudre. Le marketing vient titiller là où ça fait mal pour obtenir une réponse émotionnelle de nous et nous inciter à acheter. C’est un leurre évidemment.

On ne peut pas régler un problème interne par la consommation de vêtements. On ne va pas magiquement accepter son/sa job/corps/relation/quotidien grâce à cette nouvelle robe. On ne va pas se réveiller le lendemain matin dans la peau de son instagrameuse préférée (qui a des problèmes comme tout le monde) parce qu’on a acheté le même sac qu’elle.

Voici mon premier conseil donc : je vous invite à réfléchir au “pourquoi” vous consommez la mode et aux sentiments que cela vous fait ressentir.

2. Se poser les bonnes questions avec la méthode BISOU

Ça me désole d’acheter un vêtement qui tombe en lambeaux après 3 lavages ou que je ne veux plus porter après deux utilisations parce que c’était un achat sur un coup de tête. Avant de sortir ma carte bancaire, j’applique la méthode BISOU inventée par Marie du blog La Salade à Tout qui invite à se poser cinq questions :

  • B comme Besoin : En ai-je vraiment besoin ? Est-ce vraiment moi qui désire cet objet ou mon envie est-elle dictée par une stratégie marketing bien élaborée ?
  • I comme Immédiat : Puis-je attendre quelques jours avant de l’acheter ? Histoire de réfléchir à cette acquisition et d’éviter un achat impulsif.
  • S comme Semblable : Ai-je déjà une pièce similaire ?
  • O comme Origine : Qu’elle est l’origine de ce vêtement ? Est-ce que ses conditions de fabrications correspondent à mes valeurs ?
  • U comme Utile : Est-ce que cet achat me sera réellement utile ?

En plus de la méthode bisou, je rajoute une 6ème question pour m’assurer de faire un achat mode durable : “Est-ce que cette pièce s’associe facilement avec l’ensemble ma garde-robe ?”.

Robe en lin, matière naturelle fabriquée en France

3. Soutenir les marques de mode éthique

Avant d’acheter un vêtement, c’est important pour moi de me renseigner sur les valeurs de la marque et son processus de production. Histoire de savoir quel type d’entreprises j’encourage avec mon argent. Comment déterminer si une marque est “éthique” et “responsable” ? Évidemment, la réponse à cette question varie en fonction des valeurs de chacun. De mon point de vue, une marque de mode éthique doit respecter quatre critères principaux :

  • l’environnement ;
  • les droits et bien-être des travailleurs ;
  • les droits et bien-être des animaux ;
  • ma santé.

Pour y voir un peu plus clair et faire un choix éclairé, je me renseigne sur l’entreprise. Est-ce qu’elle :

  • se soucie de l’environnement dans son processus de fabrication (consommation d’énergie et d’eau, transport des produits) ?
  • utilise des matières biologiques, naturelles, recyclées ?
  • utilise des composants toxiques pour fabriquer les vêtements qu’elle les déverse dans la nature ?
  • s’engage pour les droits des travailleurs (salaires, congés payés, conditions de travail, emploi de mineurs…) ?
  • s’engage pour le bien-être animal ?
  • démontre une volonté de transparence et publie des bilans ?
  • est contrôlée sur ces différents critères par des organismes indépendants ?

La mode éthique, c’est bien mais ça a un coût (à juste titre) et ça veut aussi dire produire de nouveaux vêtements alors qu’il y en a déjà tellement en circulation. Saviez-vous que 5,8 millions de tissus sont jetés en Europe chaque année et seulement 25% sont recyclés ? Le reste est enterré ou incinéré.

4. Acheter d’occasion

Une alternative aux marques éthiques pas toujours très tendres avec le portemonnaie consiste à acheter d’occasion. Vinted, LeBonCoin, Facebook, friperies, vide-dressing et vide-greniers… les solutions pour faire des emplettes de seconde main ne manquent pas.

On peut même acheter (de temps en temps) des produits de marques pas “gé-gé” sans soutenir réellement leurs pratiques puisqu’elles ne verront jamais la couleur de notre argent.

L’achat d’occasion permet ainsi de prolonger la durée de vie des vêtements qui auraient probablement fini dans une décharge autrement.

5. Choisir des matières naturelles et de qualité

Ce n’est pas parce que c’est un achat d’occasion que c’est nécessairement un choix écologique. De manière générale, je suis attentive sur la composition des vêtements et préfère les fibres naturelles et écologiques comme le coton, le lin, le chanvre, le jute…

L’idéal est de choisir des pièces de bonne qualité en fibres naturelles qui tiendront sur la durée.

Des matières synthétiques comme le polyester, le nylon et le non-tissé contribuent à la plastification des océans lorsqu’ils passent au lave-linge. Des microparticules se détachent des tissus et sont trop petites pour être traitées et finissent par se jeter directement dans l’océan. Et plus les tissus sont vieux, plus des microparticules polluantes sont libérées.

Je vous partage une découverte pas encore testée : le sac Guppyfriend par l’ONG Stop! Micro Waste qui retient les microparticules nocives des vêtements pendant le lavage. C’est un bon moyen de réduire la pollution plastique des fibres synthétiques et de prévenir la dégradation des tissus. Si vous avez déjà utilisé ce sac lavable, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé en commentaires ! 🙂

🌊 Article lié : 8 actions pour réduire la pollution plastique des océans

6. Made in France / Europe

Avant de faire un achat, je vérifie également le pays de production du vêtement pour soutenir le “Made in France” (ou Italy, Germany, UK, Spain…). Cela permet d’encourager les initiatives locales et limiter l’empreinte carbone du transport des produits. C’est aussi un bon moyen de faire circuler l’argent autour de chez soi plutôt que de nourrir les géants peu scrupuleux de la fast fashion.

7. Prendre soin de sa garde-robe

Prendre soin de ses vêtements permet de les faire durer plus longtemps et donc de moins acheter. CQFD.

  • Je les lave généralement à basse température et de les pré-nettoie à la main, car les lavages abîment les fibres.
  • J’utilise une lessive faite maison à base d’ingrédients naturels.
  • Je laisse mes vêtement sécher à l’air libre (pas de lave-linge).
  • Je les range soigneusement à leur place dans mon dressing.
  • Je les raccommode quand j’en suis capable (#bébécouturière) sinon je demande à un.e pro.

8. Trouver son style sans suivre les tendances

C’est parfois difficile de résister à LA dernière tendance mode quand on la voit portée partout sur Instagram. Mais, il faut se rendre à l’évidence : c’est un gouffre financier sans fond en plus d’être du gaspillage. Ce qui est tendance et stylé aujourd’hui ne le sera probablement déjà plus demain. Nos dressing sont peuplés de pièces déjà démodées qu’on ne veut plus porter.

Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez suivre aucune tendance. Trouvez votre style personnel, constituer votre palette de couleurs et choisissez d’investir dans des pièces tendances que vous voyez porter pendant longtemps.

9. Recycler les vêtements en fin de vie

Avant de jeter ses vêtements en fin de vie (troués, tâchés, déformés) à la poubelle, je réfléchis aux nouveaux usages que je pourrais en faire. Pas besoin d’être un.e pro de la machine à coudre pour leur donner une seconde vie : chiffons, cotons réutilisables, sacs à vrac, housses de coussin…

10. Moins consommer

Ben oui, est-ce que le mieux ce n’est tout simplement pas de moins ou pas consommer ? Bien que la mode éthique et l’achat d’occasion soient de meilleures alternatives à la fast fashion, il y a encore un problème avec notre surconsommation de la mode.

Nous achetons trop de vêtements et selon des études nous ne portons que 10% de notre garde-robe. La société a évolué. Quand on considérait les vêtements comme des biens précieux dont il fallait prendre soin il y a quelques décennies, aujourd’hui on nous encourage à jeter et acheter toujours plus. Mais cette frénésie d’achat n’a pas de fin.

C’est à chacun de changer sa façon de consommer la mode. Je considère qu’une garde-robe responsable signifie acheter moins et investir ou chiner des pièces de bonne qualité, à mon goût et dont je prends soin. Cela s’inscrit clairement dans ma volonté de tendre vers un mode de vie plus écoresponsable.

Que pensez-vous de la mode éthique ? Des conseils pour faire du shopping de façon + responsable ?

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