J’ai acheté une petite cabane en ville
Une maison moderne, un petit jardin et tUne maison moderne, un petit jardin et tout un imaginaire à faire entrer dans la vie réelle. Verticus revient pour raconter cette transformation lente, entre décoration romantique, nature, fait maison et quelques détours par l’étrange.out un imaginaire à faire entrer doucement dans la vie réelle.
Il y a quelque temps, j’ai acheté une maison moderne en ville qui, derrière les feuilles et son bardage en bois, ressemble parfois à une petite cabane oubliée au fond d’un jardin.
La réalité est un peu moins romanesque : elle a été construite en 2013, avec des lignes contemporaines, des murs encore sages et peu de ces détails qui donnent immédiatement l’impression qu’un lieu a traversé plusieurs vies.
Pourtant, lorsque je la regarde depuis le jardin, j’y vois déjà autre chose. Un refuge à façonner lentement. Une maison moderne à laquelle donner du caractère, du relief et une histoire.
Une maison moderne à laquelle donner une âme
Je ne veux pas effacer ce qu’est cette maison ni la déguiser en demeure ancienne.
J’aime sa lumière, ses volumes et sa simplicité. Mais j’ai envie de donner une âme à cette maison récente avec des matières plus chaleureuses, des couleurs profondes, des objets choisis avec le temps et quelques traces d’histoires.
Dans mon imaginaire, elle se situe quelque part entre une maison de hobbit, un joli cottage anglais et un petit manoir hanté devenu doux et confortable. Je veux créer un refuge végétal, rempli de livres, de portraits inconnus, de fleurs un peu sauvages et de petites lumières allumées dès que le jour décline.
Rien de théâtral, mais assez de détails pour que la maison cesse peu à peu de sembler interchangeable.


Verticus a enfin trouvé un lieu où prendre forme
J’aimais déjà les plantes, les objets anciens, les intérieurs pleins de caractère et les univers mystérieux. Cette maison leur offre désormais des murs, des fenêtres et un morceau de terre où s’enraciner.
Verticus est né autour du naturel, des recettes maison, de la beauté, des plantes et des produits du quotidien que l’on choisit de fabriquer soi-même. Cet héritage reste intact. Il s’ouvre désormais à un univers plus vaste, fait de décoration, de jardin, d’objets chinés, de saisons et de lieux qui nourrissent l’imaginaire.
J’espère que vous aurez envie d’en pousser la porte.
Faire entrer l’imaginaire dans la vie réelle
Je ne cherche pas à vivre dans un conte, mais j’aime que la réalité en conserve quelques traces. J’ai envie que le quotidien laisse davantage de place aux images, aux matières, aux saisons et aux histoires qui nous accompagnent.
Cela peut commencer par une couleur qui transforme l’atmosphère d’une pièce. Un objet chiné qui possède une présence particulière. Une petite lampe allumée le soir à la place du plafonnier. Un bouquet cueilli dans le jardin. Une table préparée avec soin un jour tout à fait ordinaire.
C’est peut-être cela, ma version d’une sorcière moderne : non pas fuir le quotidien, mais y faire entrer davantage de botanique, d’intuition, de singularité et de beauté.
Une maison récente, située en ville et sans patrimoine particulier, peut elle aussi devenir un lieu singulier. Son charme ne vient pas seulement de son architecture, mais du regard que l’on porte sur elle, des objets que l’on choisit et du temps qu’on lui laisse.


Un petit jardin anglais, romantique et légèrement sorcier
Dehors, le jardin a déjà commencé sa métamorphose. J’y ai planté plusieurs sauges, des rosiers et semé de petites fleurs de prairie pour qu’il devienne peu à peu plus libre, plus foisonnant et moins sage.
Il est petit, entouré par la ville, mais assez végétal pour faire oublier un instant ce qui se trouve derrière les murs.
Je l’imagine comme un petit jardin anglais à ma manière : romantique, un peu sauvage et juste assez mystérieux pour donner envie d’aller voir ce qui pousse dans les coins d’ombre. Un jardin de sorcière douce, où les sauges, les rosiers et les fleurs de prairie composent peu à peu un herbier vivant.


Ralentir sans quitter la ville
Cette maison et ce jardin représentent aussi une manière de ralentir. Je mesure la chance d’avoir aujourd’hui cet espace, même petit, au cœur de la ville.
Il ne s’agit pas de quitter la vie réelle ni de prétendre que chaque matin commence par une promenade parmi les roses. Mais de créer quelques espaces où le rythme devient différent.
Boire mon thé dehors au petit matin. Lire près d’une fenêtre. Observer la lumière changer sur les murs. Voir ce qui pousse, ce qui fane et ce qui revient. Cueillir quelques fleurs pour la maison. Fabriquer certains produits du quotidien. Laisser le jardin entrer par les grandes baies vitrées.
J’ai envie de profiter pleinement de ce refuge et d’y faire davantage de place au calme, à la nature et aux petits moments que l’on laisse trop souvent passer.
Une maison qui se construira avec le temps
Je ne veux pas remplir cette maison en quelques mois ni décider trop vite de tout ce qu’elle devra devenir. Elle se construira au fil des essais, des saisons et des objets rapportés de chine.
J’aime l’idée qu’un cadre, une lampe ou une poterie puisse rejoindre la maison sans avoir été cherché précisément. Qu’un objet trouvé par hasard dans une brocante transforme ensuite toute une pièce.
Je préfère une maison qui évolue lentement à un décor officiellement terminé mais déjà figé. Elle restera sans doute toujours un peu inachevée et c’est probablement ce qui la rendra vivante et unique


Là où tout recommence
Cette maison ne sera pas racontée comme un grand chantier, mais par fragments : une pièce, une couleur, un objet, une saison ou une idée à la fois.
Le premier chapitre commence dans la cuisine. J’y ai imaginé du vert profond, du marbre clair, des étagères habitées, des cadres anciens, quelques objets chinés et de petites lampes qui la feront ressembler davantage à une pièce de vie. J’ai rassemblé toutes ces images dans un article consacré à mes inspirations pour une cuisine romantique et cottage.
D’autres chapitres suivront : le salon, le jardin, les chambres, la buanderie, la salle de bain, les objets chinés et tout ce qui viendra peu à peu donner du caractère à la maison.
Elle n’est pas ancienne et son histoire ne s’est pas écrite avant nous. C’est peut-être ce qui me plaît le plus : il reste encore des pièces à approfondir, un jardin à laisser pousser, des objets à rencontrer et une manière plus douce d’habiter la ville à inventer.
La maison n’a pas encore livré tous ses secrets. Verticus recommence ici, dans une maison réelle où le naturel, le romantisme et l’imaginaire peuvent enfin vivre sous le même toit.
Suivez cette histoire sur Instagram.

